samedi 31 décembre 2016

Less is love

Vous allez trouver que je ne fais pas dans l'original aujourd'hui parce qu'il y a déjà sans doute quelques milliers d'articles sur le sujet.
C'est comme ça, je ne suis pas toujours rapide, mais il faut quand même que je vous en parle.
Ça va faire un peu plus d'un an qu'elle a changé ma vie.
Marie kondo, alias #konmari.
Ne me demandez pas comment je suis tombée sur son livre "La magie du rangement". Oui, je sais, franchement, ça fait pas glamour, ça fait même carrément "ménagère de moins de 50 ans" :-( , et pourtant...

Pourtant, ce livre m'a fait encore plus d'effet que quand je tombe amoureuse d'un de mes élèves (oups, ça c'est interdit !). Je l'ai lu sans m'arrêter, en une seule journée. Heureusement que super mari était là pour s'occuper des enfants, car sinon, ils seraient peut-être morts de faim, ou déshydratés.
Quand j'ai eu fini, je n'arrivais plus à dormir. Je n'avais qu'une envie, c'était de commencer cette nouvelle révolution.
C'est un peu particulier comme concept : garder uniquement ce que l'on aime. Et donc, jeter beaucoup de choses.
Mais pour moi qui suis tellement submergée par mes émotions, cette idée de trier les objets au feeling me parlait intimement.
Je pense quand même que pour s'y mettre, il faut être prêt dans sa tête. Il faut avoir envie de passer à autre chose, envie de changement, marre de sa vie, marre du bordel, besoin de respirer.

J'ai quand même fini par dormir un peu, avant de me remettre à tourner en rond dans mon lit, en attendant une heure raisonnable ne pas réveiller toute la maison.
Dès que j'ai pu, j'ai commencé : d'abord les vêtements, puis les livres et puis tout le reste du merdier... Pendant plusieurs jours.
Je n'avais pas du tout envie de m'arrêter, plus le temps de manger, plus envie de dormir... encore plus qu'amoureuse. En plus, ça fait mincir !

Ce n'est pas forcément si simple de faire ce tri. On se retrouve plongé dans son passé. On prend le risque de découvrir qu'on aime rien dans sa vie. On prend le risque de se retrouver face à soi-même.
Ce n'est pas toujours facile de savoir si on souhaite se débarrasser d'un objet ou le garder.

J'ai recommencé le processus une deuxième fois pour arriver à aller plus loin. Mais c'est incroyable. J'ai dit au revoir à des objets que je n'aurais jamais pensé jeter une semaine avant. Et c'est fou à quel point on se sent "libérée, délivrée" en faisant ça.

Je ne suis peut-être pas allée complètement au bout du processus. Ce n'est pas forcément évident avec une grande maison, quatre enfants, et un mari qui garde tout depuis trois générations (au cas où... ça pourrait servir...).
Mais malgré ça, je dois un infini merci à cette ravissante surdouée du rangement, car cette méthode a provoqué quelques changements cruciaux dans ma vie.
D'abord, avec tous ces objets qui ne me servaient plus, s'est envolée une grande part de cette culpabilité étouffante. Allez savoir pourquoi, on en ressent autant quand on est maman ? (x 4 !)
Et surtout j'ai retrouvé confiance en mes sentiments, en mon jugement. Prendre des décisions, faire des choix, ce n'est même pas que c'est devenu facile, c'est... évident !

Je n'ai plus de doute sur ce que j'aime, ce que je n'aime pas, ce que je veux... ou pas.

Le deuxième livre, je l'ai acheté en anglais, et j'adore ce titre "Spark joy". C'est vraiment ce qu'on ressent. Si on m'avait dit un jour que ranger pouvait provoquer un frisson de plaisir, que plier le linge pouvais être comme une caresse...
En fait, j'ai toujours aimé que chaque chose soit à sa place, seulement on ne m'avait jamais appris à déterminer la bonne place pour chaque objet.
C'est à ça que sert "Spark joy".

Vous m'auriez sûrement prise pour une folle (mais je le suis sans doute un peu), si vous m'aviez regardée assise devant les piles d'objets à garder et les étagères vides, en attendant que les objets trouvent leurs places.
J'ai adoré ça.
Je me sens incroyablement bien dans cette nouvelle maison. Je sais où sont les choses. Les choses que j'aime.
Il y a toujours du bordel, c'est sûr. Je ne suis pas une parfaite petite femme d'intérieur. C'est pas trop mon objectif dans la vie, en fait !

Mais, c'est un peu comme si il y avait moins de pollution. Comme si j'avais gagné du temps et de l'espace pour faire ce que j'aime.

Pour aimer tout court. 

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire